Voici pourquoi La tête de Laurent Esso mise à prix pour 25 millions

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Les récents évènements survenus les 22 et 23 juillet dans les pénitenciers de Yaoundé-Kondengui et de Buéa ont donné l’occasion à certains contempteurs de Laurent Esso de lui régler les comptes, en l’accusant d’être l’auteur de la surpopulation carcérale et d’autres lenteurs judiciaires.

C’est ainsi que des patrons de médias (journaux, radios, etc), de sources généralement crédibles, auraient été approchés par des ennemis du ministre d’Etat, ministre de la justice, garde des sceaux, pour le jeter à la vindicte populaire. Les titres des manchettes et des journaux radiotélévisés n’ont pas tardé à dévoiler au grand jour cette scabreuse entreprise. On peut également se référer aux différents éditoriaux, avec des textes qui donnent l’impression d’être d’un même rédacteur.

Le pot aux roses est découvert par l’un des journalistes, abusés, ayant participé à ce complot. Il se serait plaint d’avoir été floué par le médiateur et n’aurait perçu que 500.000 Fcfa alors que d’autres recevaient le double, voire le quadruple. Quelques recoupements nous renseignent que les titres en première page se monnayaient entre un et deux millions de francs Cfa, selon l’ampleur accordée par le support. Pour mener à bien cette campagne de lynchage, les commanditaires de ces articles à charge vont casquer dur. En tout, une somme d’environ 25 millions de francs Cfa aurait été débloquée et partagée aux soldats du cercle. Les mêmes sources nous indiquent que ce ne serait que le premier versement sur des sommes importantes à venir dans cette cabale. Différents noms que votre quotidien ne dévoile pas pour le moment, comme étant les commanditaires de cette cabale, sont évoqués au sein du sérail.

Macabre entreprise

Le plus macabre dans cette sombre entreprise, est le timing choisi par les adversaires de Laurent Esso pour tenter de l’atteindre. Ces tirs groupés contre le garde des Sceaux ont eu lieu le jour-même des obsèques de son frère cadet, qui se déroulaient à Douala, vendredi 02 août. Une manière de tenter de le fragiliser, quitte à tenter à sa santé.

Ce plan avait démarré quelques jours plus tôt, alors que l’ancien directeur du Cabinet civil de la présidence de la République enclenchait des mesures pour trouver des solutions aux lenteurs judiciaires au Cameroun. On se rappelle, entre autres, de sa correspondance aux chefs des Cours d’Appel des différentes régions. Laurent Esso, après plusieurs réunions sur le sujet, les années antérieures avec lesdits chefs de Cour, leur demandent à nouveau de lui faire parvenir des suggestions et recommandations législatives dans ce sens. Occasion est donnée pour buter le Minjustice. Pour ces butors haineux, le crime de Laurent Esso serait, en réalité, d’avoir été avant-gardiste sur la situation réelle en milieu carcéral. En effet, au lendemain des émeutes de Kondengui et de Buea, une main insidieuse avait balancé sur les réseaux sociaux, deux missives réputées sensibles, voire confidentielles, attribuées à M. Esso. L’une de ces correspondances, sous forme de pli confidentiel, adressée le 26 juin 2019 au ministre d’Etat, secrétaire général de la présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh, fait état d’une menace permanente de trouble à la prison centrale de Yaoundé.

L’on se rappelle que dans cette correspondance, le patron de la Chancellerie affirmait avoir été saisi le 25 juin 2019, par Armand Fredy Medjo, jadis régisseur de ladite prison, au sujet d’un « mouvement d’humeur imputé à certaines personnes incarcérées dans ladite prison dans le cadre de l’affaire dite ‘MRC’ ». Et souhaite que certains de ces prévenus soient transférés vers d’autres maisons d’arrêt de la capitale et ses environs, en relation avec le ministre délégué en charge de la défense (Mindef). Dans le même temps, M. Esso sollicite un encadrement plus renforcé des détenus à la faveur d’un renforcement des effectifs et de nouveaux recrutements de personnels de l’administration pénitentiaire.

Le 16 juillet 2019, le Minjustice adressera la même alerte au Mindef, Joseph Beti Assomo dans laquelle il attire également son attention sur la menace permanente d’insurrection de certains détenus. Pour M. Esso, le transfèrement de ces détenus (tous prévenus relevant du Tribunal Militaire de Yaoundé) contribuera à ramener la sérénité au sein de la prison centrale de Kondengui.

Dans un cas comme dans un autre, les ennemis et autres adversaires du Minjustice en profiteront pour lui nuire et le présenter comme le principal responsable du soulèvement dans les prisons.

Source: Info Matin N°562

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