Sérail: voici de nouvelles pistes pour la reconstruction des régions anglophones

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Comment reconstruire les régions touchées par la crise sécuritaire ? C’est la lancinante question qui brûle encore les lèvres de quelques observateurs moins avertis, au lendemain du Grand dialogue national convoqué par le président Paul Biya.

Oui à la reconstruction et au développement dans les régions touchées par le conflit. Mais comment ? En effet, pour de nombreux observateurs, c’est à ce niveau que se situe le véritable problème. Et cette interrogation, les membres de la commission chargée des questions relatives à la reconstruction et au développement des régions touchées par le conflit, ne l’avoir pas ignorée.

Si les résolutions prises par cette commission sont appréciables à plus d’un titre, ces mêmes observateurs restent néanmoins sur leur soif quant aux modalités qui permettront de mettre effectivement en marche toute cette batterie de résolutions prises par la commission N°5. Soit. Seulement, comme l’a rappelé le rapporteur général du Grand dialogue national, la commission chargée de la reconstruction et du développement des régions touchées par le conflit, a formulé ses recommandations « afin d’élaborer un vaste programme de rétablissement, de reconstruction et de développement des régions du Nord-Ouest, du Sud-Ouest et de l’Extrême Nord, visant à améliorer les conditions de vie des populations et à renforcer la cohésion sociale et l’unité nationale. »
Ces recommandations visent entre autres, la reprise immédiate des projets qui ont été suspendus au cours des 3 dernières années en raison de la crise dans les régions du Nord-Ouest et du SudOuest, tels que les routes Babajou-Bamenda, Loum-Tombel-Kumba, Mundemba-Akwa ; la réhabilitation des installations et des infrastructures publiques détruites ou rendues obsolètes du fait de leur inutilisation en raison de la crise, en particulier dans les secteurs de l’éducation, de la santé, des transports, de l’énergie, de l’eau et des communications ; la reconstruction des infrastructures économiques prioritaires pour soutenir ou relancer les systèmes de production par la remise en service des entreprises publiques agro-industrielles dans les régions touchées. Il s’agit par exemple de la Cdc, Pamol, Unvda, Semry, Sodecoton, et bien d’autres.

Les recommandations formulées par la commission 5 lors du Grand dialogue national prennent également en compte l’indemnisation des particuliers, des congrégations religieuses, des palais des chefs, des communautés et des unités privées de production et de prestation de service au titre des pertes subies, et la mise en place de programmes d’assistance sociale directe aux victimes ; non sans oublier la création volontariste d’emplois durables pour les jeunes et les femmes, en particulier dans les régions touchées par la crise.

Expérience

C’est du moins la conclusion à laquelle ont abouti les travaux de la commission présidée par Simon Munzu, celuilà qui avait remplacé le premier président élu de cette commission, le Dr. Chris Fumunyoh, grand absentéiste de cette plateforme d’échanges. Etait-ce à cause de ses prises de position ouvertes en faveur du sécessionnisme ? On n’en saura jamais assez. Simon Munzu n’a d’ailleurs pas lésiné sur les moyens, pour présider les travaux de cette commission, lui qui connait bien les problèmes auxquels font face les populations des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, du fait de ses origines.
Né en 1949 à Nguti dans la région du Sud-Ouest, Simon Munzu est titulaire d’un doctorat en droit obtenu à l’université de Cambridge. Membre du barreau enAngleterre, il va passer la majeure partie de sa carrière professionnelle au Nations unies où il va tour à tour occuper les postes de conseiller principal en politiques auprès du Pnud et représentant du Haut-commissaire des Nations Unies pour les droits de l’Homme en Côte d’Ivoire. Il sera désigné en octobre 2014, comme représentant spécial adjoint du secrétaire général des Nations Unies pour la Cote d’Ivoire jusqu’en 2016.

C’est d’ailleurs cette riche expérience des affaires politiques, des droits de l’Homme, du droit, du monde universitaire et de la gestion, qui lui ont permis, avec la collaboration d’imminentes personnalités telles que Célestin Tawamba, Ngambo Fonjo pierre, Donald Guy Mvele, ou encore l’honorable Forbi Chinda Simon, de mener à bien cette mission à lui confiée.

Source: LA NOUVELLE N° 508

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