Humiliation: Découvrez la lettre salé d’un camerounais à Fame Ndongo

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Monsieur Ndongo vous avez récemment réagi, dans un article truffé de fautes élémentaires, à la lettre du président élu MAURICE KAMTO adressée au peuple camerounais en date du 5 MAI 2019. Il faut le dire, votre sortie comme je la perçois a été telle le travail de mémoire d’un étudiant de MASTER en linguistique qui a décidé de faire une analyse des discours du président élu ; la récente lettre étant votre corpus.

D’ailleurs pour rendre votre travail moins impertinent vous vous êtes servi, enfin c’est ce que vous dites, d’une méthodologie empruntée au structuralisme génétique de Goldmann. Sauf que les membres du jury que sont les lecteurs n’ont pas compris pourquoi au lieu de vous atteler à déconstruire le discours de faits de l’homme du 08 octobre vous avez choisi de faire le panorama des grands auteurs et penseurs français que vous auriez lus ou non. Si c’est à cette structuration de fond et de forme que vous devez vos nombreux diplômes il devient compréhensible que l’université camerounaise figure à la dernière place des universités d’Afrique depuis 15ans que vous êtes à la tête du ministère de l’enseignement supérieur.

Le moindre mot dans votre charabia est un non-sens. On s’y attarderait au cas par cas qu’il ne resterait plus de feuille à notre Office Word pour dire combien ceux-ci traduisent le caractère nain de votre intellectualité, lequel se rapporte bien à votre Etre. Toutefois parce qu’on n’a pas que çà à faire (on doit aussi vous chasser) permettez-moi de me limiter à quelques passages.

SUR LA LEGALITE ET LA LEGITIMITE DU CONSEIL CONSTITUTIONEL 

Vous dites que le conseil constitutionnel bénéficie d’une onction légale incontestable du fait de sa création par la loi fondamentale qu’est la constitution. Vous évoquez au passage la constitution de 1996 portant création de ladite institution qui n’est opérationnelle que depuis 2018 soit 22ans plus tard. Un camerounais averti vous aurait demandé pourquoi le conseil constitutionnel créé en 1996 a finalement été mis en place seulement 22ans plus tard. Mais là n’est pas la question, passons outre. Si la loi fondamentale qu’est la constitution donne au conseil constitutionnel qu’elle a créé une légalité inaliénable cette même loi dit que les membres dudit conseil ne doivent pas avoir de filiation aux partis politiques. Sauf que c’est le président à vie et sans vice-président du RDPC alors candidat à l’élection présidentielle qui a nommé les onze membres y exerçant parmi lesquels dix sont soit membres du comité central du rdpc soit militants du rdpc ; le onzième étant du SDF. Voilà ce qui est contesté.

Depuis le contentieux électoral et bien avant, le débat porte sur cette filiation de 90 pourcents des membres au parti des kleptomanes qui ont nommé leur candidat au poste de président de la république en lieu et place du président élu. Pour contester l’illégitimité de ces derniers vous prétendez qu’ils sont issus de toutes les régions du Cameroun mais vous exemplifiez en citant Bonde, Essombe, Atangana Clément, Bipoun Woum, Baskouda, NKWI ; vous citez FOUMANE AKAME comme vous nommez les morts à des postes de responsabilité dans des universités, comme vous les faites majors à des concours de l’enseignement supérieur. Je voudrai savoir de quel équilibre vous parlez ? D’un équilibre entre les différents villages du centre ?

Non monsieur l’intellectueur, le gage de la légitimité du conseil constitutionnel n’est pas sa prétendue représentativité nationale mais son indépendance or il se trouve que le moindre juge constitutionnel agit plus comme un serviteur de BIYA plutôt que de la constitution ou du peuple camerounais. Il me souvient ces propos de vous où vous affirmiez être la créature du créateur BIYA. Si tous ces juges se voient comme vous, et rien ne garantit du contraire, il devient évident que l’autorité dont vous dites qu’ils disposent n’est ni plus ni moins que celle du créateur au nom de qui ils agissent par lèche-bottisme et larbinisme comme vous.

SUR LA CRISE POST ELECTORALE ET LA CRISE ANGLOPHONE 

Vous dites qu’il n’existe aucune crise postélectorale au Cameroun tout comme vous disiez déjà en 2016 qu’il n’existait pas de problème anglophone. Trois ans plus tard tous les camerounais peuvent voir à quel niveau votre mépris et votre déni nous ont conduits. Dans un ton dictatorial vous affirmez que la séquence de l’élection est irréversiblement close du fait que les membres du rdpc masqués et maquillés en juges du conseil constitutionnel avaient déclaré leur candidat vainqueur de l’élection en lui octroyant un score de 71,28% sur les 100.48% issus du cumul des résultats préfabriqués par un statisticien américain un peu moins nul que les statisticiens locaux faits à l’huile de sardine. Et lorsque vous parlez des camerounais de bonne foi qui auraient reconnu cette victoire attribuée je voudrai savoir si vous faites allusion à ceux qui tirent sur des manifestants pacifiques ou à ceux qui flippent de s’opposer à la supercherie parce qu’ils ont peur de se faire tirer dessus, mieux parce qu’ils tiennent à voir leurs enfants grandir ?

En affirmant que ceux qui refusent de reconnaitre le verdict des militants du rdpc doivent assumer la répression qui leur tombe dessus vous montrez ô combien le régime auquel vous appartenez peut tuer pour éviter la contradiction, un peu comme il a tué BIBI NGOTA, PUIS NJAWE, MVENG, BALA etc…un peu comme Biya ou plutôt ce qui s’apparente à lui, bloque tous les internautes contradicteurs sur ses pages Facebook et tweeter pour ne rester qu’avec des lèche-bottes de votre espèce…un peu comme il emprisonne ceux qui lui demandent d’enfermer ceux qui pillent la fortune publique.

Sur la question anglophone vous persistez à dire que toutes les revendications corporatistes avaient été EXAMINEES avec minutie et méthode. On connait très bien cette MINUTIE qui avait consisté à dissoudre le consortium d’avocats et à emprisonner ses leaders ; on connait bien cette METHODE qui avait consisté pour vous à aller proposer 20 millions de FCFA aux autres membres laissés en liberté. Je remarque au passage que vous avez parlé d’examen et non de résolution. Cela sous-entend que lesdites revendications corporatistes n’ont jamais été résolues. Dans la suite de votre raisonnement bancal vous prétendez que les revendications sur la forme de l’Etat étant anticonstitutionnelles, elles avaient été renvoyées aux calendes grecques. Etes-vous à même de nous dire quelle loi constitutionnelle donnait à BIYA le droit de modifier par un décret le nom de notre pays et le nombre d’étoiles sur le drapeau en 1984 ? Vos calendes grecques étaient-elles en 2019 ? Parce que votre créateur a dit qu’il avait suffisamment tué et qu’il était désormais prêt à négocier de la forme de l’Etat. De deux choses l’une ; soit vous n’êtes pas au courant soit vous nous dites ce qu’on sait déjà à savoir qu’il ne dialoguera pas.

SUR LE PILLAGE DE LA FORTUNE PUBLIQUE 

Vous reprochez à MAURICE KAMTO de dénoncer les pilleurs de la fortune publique allouée à la construction des infrastructures de la CAN et vous chutez en disant qu’il n’y a pas de preuve ni de matérialité des faits relatives à ces accusations. Je peux vous comprendre parce que depuis que vous volez comme un petit bandit l’argent du contribuable il ne vous arrive rien. Au contraire vous êtes monté en grade comme votre nouvel ami NGO NGO qui a à lui seul 1000milliards de FCFA de cet argent dans ses longues poches. Je vous annonce en passant que les jouets que vous êtes allé fabriquer en Chine à 300milliards se vendent dans la rue à 10000F du fait de leur obselètude. Monsieur NDONGO retenez que votre grand site touristique construit avec l’argent du peuple camerounais dans le SUD tombera entre les mains de l’ETAT une fois que vous serez tombé avec votre créateur ; nous y veillerons.

Pour vous les réactions de la communauté internationale sont attentoires à la souveraineté du Cameroun alors que votre régime tient actuellement le brave ESSAMA BLAISE parce qu’il a osé déboulonner la statue d’un colonel français que vous vénérez pour que soit construite en cette place celle de RUBEN UM NYOBE, vous savez, ce nationaliste grâce à qui le Cameroun est devenu un ETAT à tel point que vous puissiez lui vanter une quelconque souveraineté aujourd’hui. Et si pour vous demander la libération des prisonniers politiques et implorer au dialogue pour la résolution de la crise anglophone est un acte attentoir à la souveraineté du Cameroun comment qualifierez-vous le don récent de la Chine d’un milliard et demi pour l’aide humanitaire en zone anglophone ? Et comment qualifiez-vous l’assistance technique de la France à la police camerounaise qui s’en sert pour tirer sur des concitoyens ? Même dans votre propre formation académique il y’a eu ingérence ; j’en veux pour preuve que vos références intellectuelles sont GOLDMANN, BACHELARD, RONSARD, RABELAIS, MONTESQUIEU et qui sais-je encore ?

SUR LE TRIBALISME ANTI-MRC ET L’INTERDICTION DU MRC 

Vous dites que le MRC n’a été interdit ni de facto ni de jure. C’est faux ! Le MRC est interdit de facto car la police empêche la moindre de ses activités, emprisonne les militants pour « hostilité à la saleté » parce qu’ils commettent le crime de nettoyer les rues pourries de nos villes. Depuis 2018 les sous-préfets à la solde du tyran ont rejeté plus de 300 déclarations de manifestation du MRC. Dans certaines villes les préfets ont interdit de jure toute activité du MRC sur leur territoire. Alors je voudrai comme qui dirait vous demander de sortir des vaps.
Par ailleurs, le MRC est bel et bien victime du tribalisme d’ETAT dont vous êtes l’instigateur de l’ombre. Qui ne se souvient pas de cette lettre que vous écriviez des mois avant l’élection avec votre pseudonyme et dans laquelle vous appeliez les camerounais d’ailleurs à ne pas voter pour MAURICE KAMTO parce qu’il était bamiléké ? Qui ne se souvient pas qu’à EBOLOWA votre régime a fait tirer sur un militant du MRC en lui signifiant qu’il avait osé soutenir un candidat bamiléké ? Qui ne souvient pas que vous Ndongo avez monté un frère contre un autre à MVOGMEKA parce que ce second avait pris sur lui d’implanter le MRC dans le village de votre créateur ? Lorsque dans les commissariats des officiers et inspecteurs de police béti demandent aux militants MRC de cette même aire culturelle ce qu’ils font dans la chose des bamiléké et les qualifient de traitres à quoi cela renvoie-t-il ?

Oui, le renouveau est antérieur à la renaissance vous ne dites rien de bien intelligent car ce sont les échecs du renouveau qui ont motivé l’urgence de la renaissance. Vous reprochez au président élu de faire presque toujours le même bilan du renouveau alors même que la renaissance suppose un renouvellement de la pensée. Mais la pensée n’est dynamique que si le monde l’est. Si en 36ans vous n’avez pas pu offrir de l’eau potable aux camerounais, des bancs et des bâtiments aux écoles que vous créées il est normal que la renaissance élabore le projet de faire ce que vous avez été incapable de faire en le dénonçant. Si vous aviez donné de l’eau au peuple camerounais la renaissance lui aurait proposé un avion de marque camerounais. Malheureusement vos 36années d’échec et de décrépitude nous retardent. Le Cameroun renaitra cependant !

Je serai peut-être le seul à l’avoir remarqué, chacune des déclarations de votre créateur que vous avez convoquées pour appuyer votre « décodage » se situe entre 1982 et 1989 ; ce n’est pas un fait banal. Cela prouve à juste titre combien votre président est désuet avec son renouveau et tout son régime ; c’est un président passé et dépassé. Cela prouve aussi que la seule époque où il a paru président de la république du Cameroun remonte aux années 80 ; depuis lors il n’est qu’un cancer qui menace la paix et la cohésion nationale par sa gouvernance machiavélique. Votre moisson a été proche de zéro parce que vous êtes allés à la source puiser de l’eau avec un panier aux milles trous, entendez par panier votre cervelle. Contentez-vous de moissonner de l’huile de sardine.

Je voudrai dire au demeurant que si vous travailliez comme vous écrivez et parlez français, c’est-à-dire avec tout ce vocabulaire inaccessible à la grande majorité des camerounais, nos universités seraient dotées de bibliothèques de salles d’informatique dignes, les enseignants ne seraient pas en grève pour non-paiement de leurs primes de recherches, les notes ne seraient pas sexuellement transmissibles. Si dire de MAURICE KAMTO qu’il n’est que Maitre de conférences vous aide à vous sentir proche de sa cheville dites-le à reprise, vous irez bien. Mais il reste le président élu et vous le lèche-cul du président déchu.

Source:https://www.camerounweb.com/CameroonHomePage/features/Humiliation-la-lettre-ouverte-d-un-camerounais-Fame-Ndongo-463301

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