Frais scolaire: gros scandale de détournement d’1,3 milliard, voici les détails!

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Express Union, Mtn, Orange Cameroun et Cam-post n’ont toujours pas versé 1,362 milliard de Fcfa sur les 16,25 collectés en 2018/2019.

Le mardi 16 juillet 2019, au lycée technique de Nkolbisson à Yaoundé, le chef de la division des affaires juridiques au ministère des Enseignement secondaires (Mine-sec), Léopold .Djomnang Tchatchouang, expliquait au cours de la rencontre entre la ministre des Enseignement secondaire, Pauline Malova Lyonga, et les responsables des services centraux, déconcentrés et des organes sous-tutelles du Minesec qu’Express Union, Mtn, Orange Cameroun et Campost ont collecté la rondelette somme de 16,25 milliards de Fcfa auprès des élèves de l’enseignement secondaire public au cours de l’année 2018/2019.

D’après des informations concordantes, il reste encore 1,362 milliard de Fcfa à redistribuer aux établissements scolaires. D’où le questionnement du secrétaire général du Syndicat national des enseignants du secondaire. Où sont passés tous ces milliards récoltés et supposément redistribués? Cette question a d’autant’ pleinement son sens que sur le terrain, les établissements qui en auront le plus reçu n’ont pas dépassé les 50% de leur dû. Qu’a-t-on fait ou qu’est-on en train de faire de cette enveloppe dédiée au fonctionnement des établissements scolaires?

cette question, on n’a pas de réponse claire. Ce qui est sûr et à écouter des chefs d’établissement, les lycées sont aujourd’hui surendettés auprès des Associations des parents d’élèves et enseignants (Apee), des prestataires de services, et fournisseurs. «Nous attendons la liquidation de notre paiement», a laissé entendre un prestataire rencontré dans un lycée de Yaoundé. De leur côté, accablés par les créanciers, de nombreux chefs d’établissement ne peuvent rembourser aucune dette, faute d’argent.

Sommes dues

«Je suis vraiment fâché. Imaginez bien que je ne peux plus passer une journée sans qu’un fournisseur m’appelle pour me demander de payer les sommes dues. Ils ne nous croient pas. Leur formule à ce propos est connue: «n’est-ce pas on a débloqué vos fonds? Tout le monde en parle pourtant», déroule un proviseur de la région du Centre. Ils sont nombreux aujourd’hui les proviseurs qui regrettent d’avoir parfois utilisé des moyens personnels pour faire fonctionner les lycées dont ils ont la charge.

«On a mal fait de ne pas bloquer le service. Cet argent n’arrivera pas», prophétisent certains. Qui s’étonnent que dans ces conditions, le ministère ait mis en mission des équipes pour vérifier l’effectivité de certaines activités comme l’informatique ou la bibliothèque. Les conflits entre proviseurs et présidents des associations des parents d’élèves pour le contrôle des recettes refont surface.

Pour se tirer d’affaire, certains chefs d’établissement ont augmenté les frais d’Apee. Ces frais s’élèvent à 28 000Fcfa: soit 1000F pour les photos, 1000F pour la visite médicale, 5000F pour le computer, 20 000F pour l’Apee et 1000F pour les Sms que l’établissement envois aux parents. A l’opposé, certains responsables continuent d’imprimer les devoirs séquentiels sur dés papiers brouillons. Que dire des travaux pratiques à l’enseignement technique et professionnel ou les disciplines scientifiques.

Depuis le lundi 02 septembre 2019, les lycées et collèges subissent «un ramadan financier inédit. Il est impossible de faire fonctionner nos administrations car nous sommes sans ressources financières. Nous attendons au moins le reversement des fonds de l’année dernière pour faire tourner nos établissements scolaires», déclare, sous anonymat, un proviseur de la ville de Yaoundé.

Source: camerounweb.com

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