Coupe d’Afrique des Nations: voici les Leçons et perspectives de la 32e édition

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Ainsi donc, du 21 juin au 19 juillet s’est déroulée en terre égyptienne la 32e édition de la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations de football. Un mois durant, au fil des 52 matchs qui ont jalonné le tournoi, les populations africaines ont jubilé.

On a jubilé à Cotonou, à  Dakar, à Alger et j’en passe! Mais avant toute chose, il conviendrait de féliciter le gouvernement et le peuple égyptiens pour être parvenus à relever ce triple défi à savoir :
• Prendre la relève du Cameroun pour l’organisation, à quatre mois seulement du délai fixé par la Confédération africaine de football (Caf)
• Rassurer tous les participants quant à leur sécurité face aux incursions des djihadistes et autres fondamentalistes de tout poil
• Faire pratiquer du football par une atmosphère caniculaire exceptionnelle.
Il convient donc tout simplement de rendre ‘’ à César ce qui à César et à Dieu ce qui lui revient’’. Dans le cas d’espèce, toute l’Afrique doit dire merci et bravo aux Égyptiens !
     Que retenir de cette 32e Can ?

Malgré la victoire bien méritée des Fennecs d’Algérie qui accrochent ainsi une seconde étoile à leur maillot après celle de 1990 à domicile, malgré la défaite des Lions du Sénégal qui n’arrivent, ni à vaincre le signe indien, ni à briser le plafond de verre qui les privent d’une victoire en finale de la Can 17 années après un premier échec face aux Lions indomptables du Cameroun, cette 32e Can est d’abord et surtout celle  des ‘’premières fois’’ !

En effet, ce fut une cascade de premières fois, n’est-ce pas ?

• Pour la première fois, monsieur Ahmad Ahmad, Malgache, comme son nom ne l’indique pas, successeur du Camerounais Issa Hayatou, à la tête de la Caf, organise une Can !
• Pour la première fois, la phase finale de la Can se joue entre 24 équipes au lieu des 16
habituelles !
• Pour la première fois, la Can se déroule en juin-juillet c’est-à-dire en été au lieu de janvier et février !
• Pour la première fois l’Afrique découvre l’assistance vidéo
(V A R)  au niveau de l’arbitrage !
• Par ailleurs, trois équipes nationales enregistrent leur première participation à une phase finale de la Can !
Il s’agit :
– Des Mourabitounes de
Mauritanie qui, par cette participation, font qu’en Afrique de l’Ouest, tous les pays ont participé au moins une fois à une phase finale de la Can !
– Des Hirondelles du Burundi
– Et surtout, surtout des Zébus (Baréa) de Madagascar, qui d’un coup d’essai, ont fait un coup de maître ! En effet, ils sont parvenus jusqu’en quart de finale après avoir battu la Guinée par deux (02) buts à zéro, et surtout le grand
Nigeria par deux (02) buts à zéro également, lors de la première phase du tournoi. Leur lourde défaite (trois buts à zéro) face aux Aigles de Carthage de Tunisie semble être due surtout à la fatigue et l’inexpérience dans la mesure où l’équipe tunisienne  ne paraissait pas une ‘’foudre de guerre’’ !

Que dire alors des Écureuils du Bénin, notre onze national ?

Nos Ecureuils n’ont pas échappé, heureusement devons-nous dire, à une ‘’première fois‘’ ! En effet, à leur quatrième participation, ils ont pu pour la première fois atteindre les quarts de finale d’une phase finale de la Can ! Mais cela est loin d’être l’effet d’un hasard ! Car on n’est jamais premier par hasard.
Ce résultat obtenu par les ‘’Ecureuils’’ est le fruit d’un travail méthodique  et profond entrepris depuis 2016 par le régime de la Rupture et du Nouveau départ ! Le reconnaitre, c’est faire preuve de probité ! En effet, lorsque les ‘’Rupturiens’’ arrivaient au pouvoir dans notre pays, il n’y avait ni championnat national de football ni fédération  de football en paix avec elle-même. Quant à l’équipe nationale, elle n’existait que de nom et végétait dans la médiocrité. Le résultat, c’était neuf années sans phase finale de Can ! Les Rupturiens ont dû patiemment et courageusement résoudre tous ces problèmes afin de permettre à notre onze national de prendre son envol même si l’on n’a jamais vu des Ecureuils voler !
Et tout cela est dû au leadership d’un homme courageux et rigoureux envers lui- même d’abord. Qui a instauré la rigueur, qui lui a permis de réussir en affaires, au sommet de l’État. C’est indéniable et ça marche ! Cette rigueur et ce courage transparaissent désormais dans tous les secteurs de la vie nationale. Petit à petit, les Béninois percevront les résultats de ce travail de fond qui se fait au niveau du Pag (programme d’action du gouvernement). Cet homme a instauré une nouvelle ère  au Bénin et toute proportion gardée, nous pouvons affirmer que cette ère  nouvelle nous rappelle l’ère Meiji au Japon ou le temps d’administration Lincoln aux Etats-Unis ou tout simplement plus près  de nous le passage de Nelson Mandela aux affaires en Afrique du sud.
Tout cela aboutira à n’en point douter à un bond qualitatif du Bénin dans sa lutte pour le développement.

Quelques conseils !

Je voudrais donc, face à tout cela, apporter ma pierre à l’édifice sous forme de conseils.
Pour nos Ecureuils, c’est maintenant que le plus dur reste à faire.
En effet, à chaque Can, ils seront désormais attendus ! Ils n’ont plus le droit de descendre en dessous du niveau où ils se trouvent actuellement. Qui n’avance pas recule, dit l’adage! Donc, ils doivent progresser forcément. Le premier pas est de maintenir en place le staff dirigé par Michel Dussuyer pour que le travail de fond se poursuive. La force de notre équipe réside surtout dans sa défense. Cet acquis doit être maintenu et entretenu. Il s’agira par exemple de dédoubler les joueurs titulaires à chaque poste. Nous avons tous vu que la défaite des Ecureuils face aux Lions du Sénégal était due en partie à la sanction qui a suspendu Khaled Adenon de son poste. Le remplaçant, sans avoir démérité, n’avait pas l’expérience  de ce dernier !!!
Par ailleurs, le point faible de notre onze national constituait l’attaque. Les attaquants vieillissant on devrait penser à les relever !
Tout de même une mention spéciale au gardien de but
Saturnin Allagbé !
Pour réussir une telle mission, l’équipe de Michel Dussuyer, au-delà de la confiance et des moyens que le Bénin mettrait à sa disposition, devra parcourir tout le Bénin et même les lieux de résidence des Béninois de la diaspora et des binationaux  pour dénicher les ‘’oiseaux rares’’.
L’espoir est permis ! Telle est notre profonde conviction n

Par M. Albert Kiki

Ministre Plénipotentiaire à la retraite*
(Collaborateur extérieur*)

Source:https://www.lanationbenin.info/index.php/societe-2/146-societe/20149-coupe-d-afrique-des-nations-lecons-et-perspectives-de-la-32e-edition

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